Remboursement kinésithérapeute : combien couvrent la mutuelle et la Sécurité sociale et comment se faire rembourser les séances de « kiné » ?
Le remboursement du kinésithérapeute par la mutuelle santé atteint des taux de 475 % de la BRSS pour les actes réalisés par un « kiné » sur ordonnance médicale et pris en charge par la Sécurité sociale à 60 % de ses tarifs de base.
Cela correspond à des remboursements pouvant atteindre :
- 97 €/séance de drainage lymphatique par roulé-boulé, de drainage postopératoire des ecchymoses, etc.
- 90 €/séance de rééducation périnéale après une grossesse.
- 65 €/séance de rééducation fonctionnelle après une entorse, un accident, un AVC, une chirurgie, etc.
En plus de pouvoir couvrir en totalité les honoraires du « kiné » du secteur 1 ou 2, les partenaires de « Mutuellespascheres.fr » remboursent aussi jusqu'à :
- 250 € pour la balnéothérapie, 400 € pour les cures thermales, etc.
- 55 €/séance de soins complémentaires à la kinésithérapie comme l'ostéopathie ou l'ergothérapie
Faites le point sur les remboursements des masseurs-kinésithérapeutes par les meilleures mutuelles et la Sécurité sociale. Vous découvrirez aussi comment vous faire rembourser le « kiné » pour des soins d'un trouble musculo-squelettique, de la rééducation fonctionnelle, etc.
Remboursement kinésithérapeute : comment prend en charge la Sécurité sociale les séances du « Kiné » ?
Le remboursement du kinésithérapeute par la Sécurité sociale se fait en pourcentage du tarif de convention des actes de kinésithérapie, comme :
- AMK : actes pratiqués au cabinet, sauf ceux effectués en cabinet installé au sein d'une structure d'hospitalisation privée pour un malade hospitalisé.
- AMC : actes réalisés dans une structure ou un établissement de soins, y compris si le malade y a élu domicile, autres que ceux donnant lieu à application de la lettre clé AMK.
- AMS : actes de rééducation des affections orthopédiques et rhumatologiques.
- BDK : le Bilan Diagnostic Kinésithérapique désigne les éléments nécessaires au diagnostic de l'état du patient, à l'établissement du protocole de soins, etc.
À chacun des actes codifiés selon la Nomenclature Générale des Actes Professionnels (NGAP) correspond une lettre-clé associée à un coefficient multiplicateur reflétant sa complexité, comme le montrent les exemples suivants :
| Actes | Coefficient | Tarif de base |
|---|---|---|
| Bilan pour pathologie non neurologique | 10,7 | 10,7 x 2,21 = 23,64 € |
| Drainage lymphatique de deux membres | 9,5 | 9,5 x 2,21 = 20,99 € |
| Rééducation périnéale après grossesse | 8,5 | 8,5 x 2,21 = 18,78 € |
| Rééducation membre atteint de rhumatisme | 8 | 8 x 2,21 = 17,68 € |
Exemples des BRSS d'actes de kinésithérapie pris en charge par la Sécurité sociale
Par exemple, le tarif de la rééducation d'un membre est de 16,13 €/séance et il est pris en charge par la Sécurité sociale comme suit :
| Tarif conventionnel (BRSS) | 16,13 € |
|---|---|
| Part Assurance Maladie (60 %) | 9,67 € |
| Participation forfaitaire | 1 € |
| Reste à charge avant intervention de la mutuelle | 7,45 € |
Calcul du remboursement kiné par la Sécurité sociale
Suite à la prise en charge du kinésithérapeute par la Sécurité sociale, la mutuelle couvre le ticket modérateur et, éventuellement, une partie ou la totalité des dépassements d'honoraires. Plus le taux de remboursement (150 %, 200 %, 300 %) est élevé, plus le reste à charge diminue.
Remboursement kinésithérapeute : faut-il une ordonnance pour consulter un « kiné » et se faire rembourser les séances ?
Le remboursement du kinésithérapeute par la mutuelle et la Sécurité sociale sous réserve de prescription médicale et de respect du parcours de soins coordonnés.
Dans ce cas, les séances sont prises en charge par la CPAM à 60 % de la BRSS. Dans le cas contraire, les actes de kinésithérapie réalisés sans ordonnance sont couverts à 30 % de la BRSS.
Les 30 % de différence ne sont pas couverts contrairement au ticket modérateur, aux dépassements d'honoraires du « Kiné » du secteur 2 et aux frais d'indemnité forfaitaire de déplacement (IFD) et d'indemnité kilométrique facturés en cas de séance de kinésithérapie réalisée au domicile du patient.
Le taux de remboursement du « Kiné » passe à 100 % dans des situations, comme l'affection de longue durée, la maternité, etc.
Remboursement kinésithérapeute : combien de séances sont-elles prises en charge et faut-il l'accord préalable de la Sécurité sociale ?
Pour les actes de masso-kinésithérapie en série, aucun accord préalable n'est requis pour un nombre défini de séances remboursables par pathologie. Au-delà de ce seuil, une demande d'accord préalable est nécessaire, comme l'illustrent les exemples suivants :
| Situations de rééducation | Nombre de séances avant validation préalable | Demande d'accord |
|---|---|---|
| Entorse latérale aiguë de la cheville | 10 | Dès la 11ème séance |
| Remplacement total de la hanche par prothèse | 15 | Dès la 16ème séance |
| Prothèse totale ou partielle du genou | 25 | Dès la 26ème séance |
| Reconstruction du ligament croisé antérieur du genou | 40 | Dès la 41ème séance |
| Méniscectomie complète ou partielle par arthroscopie | 15 | Dès la 16ème séance |
| Après une fracture de l'extrémité inférieure des os de l'avant-bras | 25 | Dès la 26ème séance |
| Fracture non opérée de la tête humérale | 30 | Dès la 31ème séance |
Exemples du nombre de séances de kinésithérapie remboursables par la Sécurité sociale
La demande d'accord préalable est à faire auprès du service médical de la caisse d'Assurance Maladie du patient en envoyant le formulaire S3108d avec la prescription et l'argumentaire médical que vous aurez établi pour motiver cette demande de prolongation de traitement.
Remboursement kinésithérapeute : quelle mutuelle santé choisir pour une prise en charge intéressante des séances de kinésithérapie ?
Un remboursement satisfaisant du kinésithérapeute nécessite de choisir une mutuelle santé avec un taux de garanties proportionnel aux prix des séances de kinésithérapie de l'assuré.
Une mutuelle avec des garanties à 100 % de la BRSS suffit pour rembourser au complet le ticket modérateur (reste à charge de l'assuré après la couverture de la CPAM) de la consultation d'un « kiné » du secteur 1.
En revanche pour les masseurs-kinésithérapeutes du secteur 2, une mutuelle avec un taux de remboursements à partir de 200 % est plus indiquée. Ce niveau de garantie permet de mieux couvrir l'ensemble d'un protocole de rééducation souvent long (15 séances pour une lombalgie, 30 séances après la pose d'une prothèse de hanche, etc.).
C'est d'autant plus important que ces praticiens peuvent facturer des dépassements d'honoraires notamment lors des séances longues et/ou complexes (bilan kinésithérapique ostéo-articulaire ou musculaire, séances de rééducation pour un lymphœdème, etc.).
Aussi, pour de meilleurs remboursements du kinésithérapeute, il est conseillé à l'assuré de choisir sa mutuelle selon :
- L'objectif des soins : récupérer son autonomie suite à un AVC ou une opération nécessite plus de séances que pour la rééducation d'un membre après une foulure ou une fracture.
- Le lieu de la rééducation : selon que la kinésithérapie est réalisée dans un hôpital, une clinique, un centre de soins de suite et de réadaptation (CSSR), un cabinet ou à domicile, des coûts additionnels sont à prévoir (majoration d'honoraires, indemnités kilométriques, etc.), etc.
Les patients désireux de recevoir des soins à domicile après un séjour à l'hôpital peuvent réduire les frais liés en demandant l'aide pour l'hospitalisation à domicile. - Le recours aux appareillages médicaux de rééducation : les partenaires de « Mutuellespascheres.fr » remboursent jusqu'à 500 % de la BRSS pour les orthèses, la ceinture médico-chirurgicale, les corsets orthopédiques, etc.
Cet objectif est atteint par la réalisation de devis, nécessaire pour comparer les différentes offres santé et choisir la plus avantageuse.
Remboursement du kinésithérapeute : quelles garanties additionnelles prévoir dans sa mutuelle pour rembourser les soins complémentaires aux kinésithérapies ?
Une mutuelle qui rembourse bien le kinésithérapeute et les soins annexes est essentielle pour couvrir les thérapies complémentaires souvent nécessaires pour la réussite du protocole de rééducation, comme les :
- la balnéothérapie, les cures thermales et la thalassothérapie. Ces thérapies sont remboursables par des mutuelles selon des forfaits spéciaux de l'ordre de 350 €/an.
- les séances d'ostéopathie, d'ergothérapie, de chiropractie, de podologie et d'autres médecines douces remboursées par des forfaits annuels de l'ordre de 250 €/an.
- les séances de psychomotricien ou de psychologue, couvertes par des forfaits qui atteignent 55 €/consultation pour 5 séances/an, vu que les principaux volets thérapeutiques des soins de suite après un AVC ou un accident sont la rééducation motrice et le suivi psychologique.
Ainsi, les garanties incluses dans le contrat santé sont conçues afin de permettre un meilleur remboursement de la rééducation émotionnelle pour lutter contre :
- la frustration de la perte d'autonomie et les difficultés de la réduction psychomotrice.
- les fréquentes dépressions, crises d'angoisse consécutives à l'attaque cérébrale, phobie de la cause de l'accident (peur de conduire sa voiture ou de monter sur des escaliers, etc.).
- la baisse de motivation du patient face aux séquelles de l'AVC ou du traumatisme subi.
- les troubles de l'humeur et du comportement.
L'aide post-AVC ou suite à un accident peut aussi être prodiguée par un psychologue afin de mieux accompagner le patient et son entourage. Elle s'effectue le plus souvent à travers des jeux ludiques, l'art-thérapie, le suivi comportemental, etc.
Afin de profiter de meilleurs remboursements des frais de rééducation, ayez le réflexe de recourir aux devis gratuits pour comparer et trouver la bonne mutuelle santé en un tour de main.
